La respiration est un outil puissant qu’on oublie trop souvent dans la tenue des postures de force : les muscles ont besoin d’oxygène !
Lorsque l’effort est intense, nous avons généralement tendance à bloquer la respiration… or, c’est le meilleur moyen d’asphyxier les muscles, dont consommation d’oxygène augmente énormément à la contraction. C’est aussi en général une poussée systématique, néfaste et délétère sur le périnée (le pauvre !). Tenir une posture de force en apnée est terriblement difficile.
Et comme toujours, le mental, ce petit singe ivre, saute d’objet en objet, se disperse et nous lâche… (la comparaison n’est pas de moi, mais je la trouve très juste). Nous le savons, à la première occasion, à la moindre baisse de vigilance, il part à l’aventure ! Dans les postures de forces, le mental nous dit que c’est difficile, qu’on n’y arrivera pas, qu’on est fatigué.e, il compte les secondes avant de pouvoir lâcher. Arriver à le canaliser, à le garder en place sur une seule pensée, est un exercice de chaque instant. Mais prendre le réflexe de l’amener sur la respiration aura pour avantage d’une part de le garder concentré, d’autre part de ramener de la force dans le corps.
Alors, lorsque vous êtes engagé.e dans une posture qui vous demande de recruter de la force (une chaise, une planche, par exemple), concentrez-vous sur votre souffle. De grandes inspirations en visualisant l’oxygène, la force, l’énergie apportée aux muscles recrutés. À l’expiration, sentez-vous grandi.e, solide, ancré.e dans vos appuis.
Cela fait toute la différence entre une posture subie, qui devient pénible, et un mental concentré, qui rend la posture solide : respirer en conscience et s’appuyer sur la visualisation. Vous m’en direz des nouvelles !
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